Le Bullpen chapitre 8: "Les" Rohr, non loin du miracle


Suite au décès de l'ancien pitcher des New York Mets, un billet de quelques lignes pour celui dont on espérait tant.


Le plus anglais des "New Yorkais"

Fils d'un militaire américain, basé au Royaume-Uni, et d'une mère anglaise, Leslie Norvin Rohr, débarque avec sa famille dans le Montana dès sa petite enfance.

Faisant ses gammes dans la région, son talent lui permet de se faire sélectionner en 2e position de la draft MLB 1965. Son bras gauche lui permet de monter en équipe première après environ 2 ans de ligues mineures, et il va très vite laisser entrapercevoir le joueur qu'il aurait dû être. Réussissant des débuts intéressants, et une confirmation exceptionnelle (8 manches blanchies au Dodgers Stadium), il va malheureusement être freiné par le fléau redouté par tout sportif: les blessures...

Itinéraire meurtri et "champion" dans le cœur

En effet, alors que la saison 1968 le voit lancer en relève, face aux Houston Astros, lors de l'opening week, dans un véritable marathon (24 manches), il lance un peu plus que les deux dernières manches, les Astros marquent et gagnent 1-0 lors de son passage, et surtout il se blesse au bras. Cette blessure s'avère si sérieuse qu'il ne lancera qu'une seule fois de plus dans cette saison. Il reviendra une dernière fois la saison suivante, la fameuse saison des Miracle Mets". Le clin d'œil voudra qu'il fasse partie des lanceurs de relève derrière Nolan Ryan, pris lui au 12e tour de la draft 1965. C'est en saison régulière, en septembre donc que Rohr termine sa carrière en majeures. Il ne fera pas partie des lanceurs sélectionnés pour les playoffs victorieux des joueurs du Queens mais en retirera du positif et une certaine fierté d'avoir vu de près cette équipe (sans se définir comme un Miracle Mets pour autant) !

Une dernière saison dans les mineures avant la prise de sa retraite forcée (rupture de disc lombaire) à l'entrée des années 70, Les Rohr finira sa courte carrière au plus haut niveau sur un bilan de 2 victoires pour 3 défaites, un ERA de 3.70 en six matchs, dont quatre départs.

L'enfant de Billings qu'il est va tranquillement passer et finir sa vie dans son Montana avant de mourir en début de mois, à 74 ans.



Voili voilou un petit billet pour un joueur que l'on attendait si haut, et qui a finalement été rattrapé par les blessures. Un de ces nombreux "whatif ?". Un "Montanais" qui a accepté son destin et formé les générations suivantes. Un mec simple, dont le parcours s'est terminé en ce 6 Novembre 2020. Bye bye, Les Rohr!

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