Suivre le championnat universitaire de basket: un marathon?

Au delà des aspects différents (temps de possession, fautes, ligne à 3 points...), le nombre de conférences, et donc d'équipes peut rebuter quand on souhaite se lancer dans la grande aventure qu'est la NCAA.

Pourtant, avec la télé (bien que ce soit disparate), quelques sites, forums et en suivant les bons réseaux sociaux, on peut largement s'en sortir, et en profiter.


March madness. Une expression connue même des non initiés. Le simple fan de basket (NBA, Euroligue, Jeep el... euh enfin le fan) en a au moins entendu parler. Cet évènement, aux Etats-Unis, est autant suivi que le superbowl. 68 équipes universitaires, chaque tour se joue en élimination directe (1 match) et l'ambiance, le niveau, les "upsets" (un peu comme les surprises en Coupe de France) en font un événement majeur outre atlantique.

Il s'agit là du géant point d'exclamation de la saison NCAA. Auparavant un nombre important de matchs se jouent, et ils sont découpés de cette manière:

1 ère partie de saison: les matchs hors conférences, avec des tournois intéressants entre équipes classées et/ou historiques.

2 nde partie de saison: les matchs inter conférences, afin de récupérer les 32 champions, qui avec les 36 équipes invitées au tournoi, vont s'en donner à cœur joie et tenter de régner sur le championnat universitaire.

Pour enfin arriver à la:

3 e partie: Le big tournoi, la march madness, et la tentation annexe de parier sur le bon bracket (en gros parier sur le déroulé du tournoi, avec les équipes que l'on voit passer, aller jusqu'au final four, et l'équipe qui remportera le sésame). Des émotions, des nuits plus ou moins courtes (pas forcément un problème, personnellement) et une fin de saison permettant de patienter en attendant les playoffs des "grands".

Michael Jordan, bien sûr, a été un joueur universitaire










L'autre intérêt de suivre ce championnat est de voir évoluer les meilleurs prospects du pays, avant leur décollage dans le monde professionnel et la NBA. Savoir à l'avance quelles seront les stars de demain, et les voir à l'oeuvre à "l'étage inférieur" est excitant en soi.

Pour raconter mon "incroyable" expérience, avoir suivi les (très) hauts, puis les bas de Trae Young à Oklahoma, la triplette Barrett, Reddish, Wiliamson, la saison de Booker à Kentucky, et celle de Herro, même fac, 4 saisons plus tard, ont été autant de plaisirs.


Alors, suivre la NCAA, comment faire?

Point de secret, il faut déjà avoir un minimum de passion basket. Un soupçon de curiosité ne fera pas de mal. Et si possible, comprendre un minimum l'anglais.

Oui, car si RMC s'est mis à diffuser quelques rencontres de basket universitaires, si on veut suivre de manière régulière cette discipline, un site comme ESPN semble indispensable. Afin de se tenir à jour sur les scores importants, les rankings (comme en football universitaire, un classement des meilleurs fac du pays est mis en place, puis à jour, chaque semaine de la saison), et les classements de conférence.

Ça peut faire peur, aussi, ce qui est important je pense, c'est d'identifier les meilleurs fac, les meilleurs conférences, et se focaliser sur un match opposant deux fac bien notés, ou un duel de conférence parmi les meilleurs (voir les meilleures conférences ici), et ce une à deux fois par semaine (chaque fac va environ faire un à deux matchs par semaine).

Une fois établi et à l'aise avec le calendrier universitaire, et si vous êtes réseau sociaux, suivez certaines références "twitteriennes" (ex: @MidnightCampus) qui vous permettront de rester connecté à l'univers universitaire, ainsi que les médias américains spécialisés.




La NCAA peut ressembler à un four, vu de loin, mais promis, on peut s'y retrouver et prendre son pied! D'ailleurs, ce soir (minuit) un certain Louisville Duke se profile...



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